3 Lieux mystiques en Côte d’Or

1) La porte du diable – Daix

Les portes du diable (ou porte de la dame blanche) sont situées à deux pas de la commune de Daix, à l’ouest de Dijon.

D’après la légende, les portes du diable sont maléfique. Cette même légende raconte que si vous entrez par une porte, vous devez ressortir par une autre.

Les mythes y sont nombreux :

La dame blanche y ferait de nombreuses apparitions. Plus encore, certaines sectes se réuniraient dans ses lieux pour communier avec la nature.

INFOS OU INTOX ?

Nous n’avons jamais mis les pieds dans ces lieux et les vidéos youtube que nous avons pu visionner ne nous ont pas convaincu du coté mystique des lieux.

2) Le Fort Beauregard à Fenay

Fort_de_Beauregard-Entrée-Dijon-LaVéloVie

Le fort de Beauregard est un ensemble de fortifications bâti en 1874 pour protéger les frontières françaises. Il avait pour vocation de défendre Dijon, c’est un des éléments d’une ceinture de fortifications.

Le fort est située au sud est de Dijon, entre les communes de Fénay et de Longvic.

L’édifice est utilisé pendant la seconde guerre mondiale (1940-1944) en protection de la base aérienne de Longvic. Des batteries destinées à réduire l’efficacité des opérations aériennes de l’ennemie y sont installées.

Les lieux ont servi d’entrepôt militaire puis, le fort est finalement désaffecté en 1984.  L’armée le met en vente en 1997, il est acheté une première par le syndicat intercommunal à vocations multiples de Saulon-la-Chapelle en 1998. C’est ensuite la commune de Fénay  qui le rachète en juillet 2003.

Aujourd’hui, la végétation prend alors le dessus sur le bâtiment qui s’habille d’une parure camouflage.

Au printemps 2010, fort de son état de conservation, le lieu est sélectionné par une chaine de télévision japonaise réalise un tournage consacré à la guerre russo-japonaise.

En 2006, le fort fait l’objet inscription au titre des monuments historiques. L’édifice est ouvert au public pendant les journées du Patrimoine.

À moins que…

À titre personnel, j’y ai des souvenirs impérissables.

Avec des amis, à peine majeur, nous nous faufilions sous les grillages de l’édifice pour atteindre les fortifications; L’imagination s’occupait de faire marcher nos rêveries:

Nous étions des gamins à la protection de cette énorme fortification de 4000m2.

3) Le Maquis d’Arcenant

Maquis Arcenant-LaVéloVie

Le maquis d’Arcenant s’est la resistance !

Lors de la seconde guerre mondiale, une bien triste histoire c’est joué dans les combes de la petite grotte du maquis d’Arcenant.

Je souhaitais vous livrer le texte trouvé sur randos-bourgogne sans en toucher un mot :

Contexte :

  • 6 juin 1944 → Débarquement allié

  • Mi-juin → Les Allemands sont chassés de la presqu’île du Cotentin

  • Début septembre → La Bourgogne est enfin libérée.

Cet épisode d’histoire locale est révélatrice de ce que fut le comportement trouble des Français durant l’occupation : majorité passive, délation, collaboration, lâcheté, mais aussi actes de courage et d’abnégation.

Les responsables du maquis, en ce printemps 1944, s’affairent : distribution de tracts, établissement de fausses cartes d’identité, aide au ravitaillement, communication de renseignements, transport d’armes et bien entendu, sabotages et harcèlement de l’occupant. Répondant à l’ordre de mobilisation générale de libération, le maquis d’Arcenant se renforce de 90 jeunes de la région de Nuits, Comblanchien et Corgoloin, cantonnés à proximité de la grotte des Chouettes opportunément proche d’une source et pouvant, le cas échéant, servir de refuge.

Le 15 juin, en début d’après-midi, 2 maquisards partant en reconnaissance vers Meuilley, reviennent en courant annoncer l’arrivée près de la source de la Douée, de camions allemands chargés de soldats et de miliciens conduits par un jeune maquisard passé à l’ennemi, pudiquement qualifié d’évadé par les siens. L’effet de surprise était heureusement déjoué

La stratégie adoptée est alors la suivante : un tiers de l’effectif formé des maquisards les plus combatifs et aguerris, se porte alors à la rencontre des Allemands qui s’approchent en remontant le fond de la Combe de la Serre. Celle-ci forme une gorge propice au harcèlement par un second groupe d’une soixantaine d’hommes à qui est confié le rôle de couvrir le 1er groupe, de faire diversion et de contenir l’attaque au bas de la grotte. Depuis celle-ci, les résistants ont l’avantage du terrain et ils pourront s’y protéger le cas échéant. Malheureusement, le second groupe décroche sans combattre, emportant le seul FM réceptionné la veille, mettant ainsi en échec la stratégie. Disons à la décharge de ces combattants, que pour la plupart, c’était le baptême du feu, et qu’ils étaient à peine familiarisés avec un armement reçu début juin. Probablement y eut-il aussi sous-estimation du risque encouru par les leurs, dans l’euphorie de la nouvelle récente du débarquement. D’autre part, la fixation de l’ennemi aux abords de la grottte, a peut-être permis au gros de la troupe des maquisards de s’échapper sans trop de dommages. Signalons également à ce propos la passivité attentiste de beaucoup d’officiers d’active, liés par le serment fait à Pétain, de former les jeunes maquisards au maniement des armes et aux techniques de combat, ce qui sera trop souvent à l’origine de la mort de patriotes courageux mais inexpérimentés.

Les hommes restant sont acculés. Les miliciens connaissant bien les lieux se présentent en premier par le haut de la grotte en essayant de surprendre : leur chef est abattu (dans la mesure du possible, les Allemands préféraient, et on les comprend, envoyer d’abord les miliciens au « casse-pipe »!). Côté maquisards, 3 d’entre eux sont tués. Une heure passe. En contrebas, constatant l’insuccès de l’intervention, les Allemands attaquent à leur tour et prennent en enfilade la grotte. Les rondins de pin entassés devant celle-ci serviront de protection aux combattants comme aux blessés. Cette nouvelle attaque fera 2 morts parmi les résistants.

Nouvelle offensive vers 18 h. : les Allemands veulent en finir et montent à l’assaut. Un maquisard lance une grenade qui éclate à un mètre du sol, faisant ainsi de gros ravages côté allemand (Les grenades avaient été apportées la semaine précédente par une femme, agent de liaison, venue à vélo de la Saône-et-Loire.). Cette fois, c’est fini : l’ennemi a renoncé après avoir perdu une quarantaine d’hommes. Mais il faut partir coûte que coûte et faire vite. Tous se séparent. Les blessés seront péniblement évacués vers le nord jusqu’à Gergueil : le petit groupe, après avoir traversé la forêt de Détain et Bruant sur près de 15 km y parvient dans la nuit, échappant aux Allemands.

Découvrir le maquis d’Arcenant s’est en profiter pour faire une virée dans la grotte du Trou du Duc, visiter le site Gallo-romain et profiter pleinement de la vue offerte depuis le sommet des falaises… N’attendez plus !

En espérant avoir éveillé votre curiosité à travers ces 3 lieux mystiques,

À très vite pour de nouvelles aventures en Bourgogne !

En marche vers la Vélorution,

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Julian Luneau

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